« Une exposition de Picasso à Bordeaux est rare.

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« Le Repas frugal » eau-forte et grattage sur zinc, 1904, Picasso.

GUILLAUME BONNAUD/SUD-OUEST

« Picasso à Bordeaux, c’est rare

 » Cette exposition est idéale en termes de format. Très souvent, les visites durent des heures et des heures dans les musées, mais pas ici. C’est court et thématique », explique le graphiste Jean-Christophe Dudreuil, qui a été agréablement surpris de voir qu’une seule lithographie était présentée dans l’exposition. Selon lui, les musées en exposent beaucoup trop. Lors de sa visite, il a particulièrement apprécié les cinq estampes représentant un minotaure et des scènes bacchiques, réalisées par Picasso pour l’éditeur et marchand d’art parisien Ambroise Vollard, mais moins le prix de la visite, qu’il a trouvé élevé, et la partie présentant des céramiques créées par l’artiste espagnol dans les années 1950. Il aurait préféré voir des sculptures.

A partir de 1946, Picasso se tourne vers les ateliers de Vallauris (Alpes-Maritimes) et réalise des assiettes, plats, amphores ou simples bouteilles aux accents antiques ou exotiques.

A partir de 1946, Picasso se tourne vers les ateliers de Vallauris (Alpes-Maritimes) et réalise des assiettes, plats, amphores ou simples bouteilles aux accents antiques ou exotiques.

GUILLAUME BONNAUD/SUD OUEST

« Une exposition de Picasso à Bordeaux, c’est rare. C’est un peintre majeur, c’était important de venir voir ses œuvres », explique Arsène Doursenot-Michel, 16 ans. L’adolescent est venu avec sa petite sœur, Charlotte, et sa grand-mère. Tous deux ont apprécié d’admirer certaines céramiques dans le style de Picasso, tandis qu’Arsène a préféré la dernière partie de la visite, consacrée à la fin de la vie de l’artiste. « Picasso était au sommet de son art à la fin de sa vie. Il s’est toujours plus ou moins cherché et il s’est finalement trouvé avant de mourir. »

« Couple avec une tasse », huile sur toile réalisée quatre ans avant sa mort.

GUILLAUME BONNAUD/SUD-OUEST

Un thème respecté

Tout au long de l’exposition, les visiteurs ont l’occasion de découvrir des œuvres d’autres artistes, et c’est ce qui a séduit Maylis Cominetti, étudiante à l’École supérieure d’art du Rhin. « J’ai vu beaucoup d’expositions sur Picasso mais celle-ci est différente. En même temps, il y a tellement de choses à dire sur cet artiste qu’il est difficile de se répéter ! Ici, j’ai appris que le vin et les spiritueux étaient très présents dans son art. » Pour elle, ce rendez-vous était aussi l’occasion de s’exercer en reproduisant les croquis exposés puisqu’il n’y a pas que des œuvres finies présentées dans l’exposition. En revanche, elle a moins apprécié la partie céramique et le film projeté. « J’ai vu « Le mystère Picasso » tellement de fois, tout le monde s’en souvient, c’est un classique ».

 » Jour de l’an des cheminots révoqués « , fusain, gouache et crayon bleu, 1911, Juan Gris.

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